Histoires vraies
Ils sont passés par là
Ces dirigeants ont traversé la difficulté. Leur parcours montre qu'il y a toujours un chemin — même quand on ne le voit plus.
RestaurationLyon (69)2023
Marc, cessation de paiements
« J’ai mis trois mois à accepter que mon restaurant ne s’en sortirait pas seul. Quand j’ai enfin appelé le tribunal de commerce, on m’a orienté vers un mandataire qui m’a expliqué calmement les options. Le redressement judiciaire m’a permis de geler les dettes, renégocier le bail, et restructurer l’équipe. Aujourd’hui le restaurant tourne, pas comme avant, mais il tourne. Le plus dur, c’est de demander de l’aide. Après, ça va. »
Gérant d’un restaurant de 8 salariés. Après le Covid et la hausse des matières premières, les impayés fournisseurs et URSSAF se sont accumulés. Accompagné par le CIP de sa CCI et un administrateur judiciaire.
CIP (Centre d’information sur la prévention)Administrateur judiciaireCCI
Redressement judiciaire abouti, plan d’apurement sur 8 ans adopté
Commerce de détailBordeaux (33)2022
Sophie, liquidation puis rebond
« La liquidation, c’est un deuil. J’ai pleuré, j’ai eu honte, je me suis isolée. C’est une psychologue d’APESA, contactée par le greffe du tribunal, qui m’a aidée à remonter. Six mois après la clôture, j’ai commencé à réfléchir à un nouveau projet. Aujourd’hui je suis consultante en merchandising, en auto-entreprise. Je ne regrette pas d’avoir essayé. Je regrette d’avoir attendu si longtemps avant de parler. »
Gérante d’une boutique de prêt-à-porter, 3 salariées. Baisse continue du chiffre d’affaires face au e-commerce. Dépôt de bilan après 18 mois de difficultés de trésorerie. Soutenue par APESA et 60 000 Rebonds.
APESA (soutien psychologique)60 000 RebondsFrance Travail (ATI)
Liquidation judiciaire, puis création d’une activité de conseil 8 mois après
BTPLille (59)2024
Thierry, prévention réussie (mandat ad hoc)
« Mon expert-comptable m’a dit : « Thierry, dans six mois vous ne pourrez plus payer les salaires. » Ça m’a fait l’effet d’une gifle. Il m’a parlé du mandat ad hoc, une procédure confidentielle devant le président du tribunal. Un mandataire a négocié avec ma banque et deux fournisseurs clés. Personne n’a rien su, ni les salariés, ni les clients. En quatre mois, c’était réglé. Si j’avais attendu la cessation de paiements, j’aurais tout perdu. »
Dirigeant d’une entreprise de maçonnerie, 12 salariés. Impayé majeur d’un promoteur (120 000 euros) ayant déséquilibré la trésorerie. Le mandat ad hoc a permis un rééchelonnement bancaire et un accord amiable avec les fournisseurs.
Expert-comptableMandataire ad hocTribunal de commerce (président)
Difficultés résolues sans procédure collective, activité préservée
Artisanat (boulangerie)Montpellier (34)2023
Nadia, redressement puis cession
« Quand le tribunal a ouvert le redressement, j’ai cru que c’était fini. En fait, c’est le contraire qui s’est passé : l’administrateur a trouvé un repreneur en trois mois. Un boulanger de la région qui cherchait un deuxième point de vente. Mes quatre salariés ont tous gardé leur poste. Moi, j’ai pu repartir sans dette, et surtout sans culpabilité. Le plus important, c’est que l’équipe a été protégée. »
Artisane boulangère, 4 salariés. Travaux de voirie devant la boutique pendant 8 mois ayant fait chuter le chiffre d’affaires de 60 %. Endettement progressif auprès du meunier et de l’URSSAF. Cession de l’activité dans le cadre d’un plan de cession.
Administrateur judiciaireChambre de métiers et de l’artisanatURSSAF (plan d’apurement)
Plan de cession adopté, 4 emplois sauvegardés, dirigeante libérée de ses dettes
Témoignages anonymisés et reconstitués à partir de situations réelles. Aucune donnée personnelle n'est utilisée. Les prénoms, lieux et détails ont été modifiés pour garantir l'anonymat. Ces récits illustrent des parcours types et ne constituent pas des conseils juridiques.
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